| Remparts contre l’oubli et la mort |
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Christian Boltanski définit son art comme classique. Non pas par sa forme, mais par les questionnements qui l’animent : « le hasard, la loi de Dieu, la mort ». A chaque fois, le souci de produire une œuvre qui réactive ces questions est fondamental. A tel point que la fonction même de l’œuvre semble devenir comme une manière de lutte contre l’oubli et la mort qui sont pourtant inéluctables. L’art peut-il encore être considéré comme un rempart ? L’art de Christian Boltanski est-il un art de la résistance ? S’agit-il de survivre à travers l’œuvre ? Comment penser cette fonction sans transcendance ? Pour l’artiste, l’œuvre a vocation à produire des interrogations, et non à répondre à des questions. Cette capacité étonnante qu’a l’œuvre d’art de maintenir éveillé notre curiosité, d’ouvrir des problèmes est peut-être le meilleur remède contre ce qui ne manquera pas d’advenir. À lire : |














